Le passant

 


Né à la guerre

L'eau de rose

Amitiés au poète  
 
 

Né de la guerre

 

Il doit avoir mon âge aujourd’hui

Il est né de la guerre

Sa mère et son père, au début, ennemis

Ont rencontrés l’amour, et il en fut le fruit.

 

Une vie de bataille, pour accepter le fait

Que même en temps de paix, la bêtise peut tuer

Une vie de silence, car même les mots tuent

Il faut savoir se taire, aussi je me suis tu.

 

De ses pensées profondes, une fée l’a sorti

Un soir d’anniversaire, au milieu de sa vie

Bien des mots jamais dits, hier il m’a dit

Les mots non dits d’hier

Aujourd’hui ont des fruits.

 

Il a perdu sa mère, après cinq jours de vie

Pas par un fait de guerre, mais en donnant la vie

La famille dit au père, d’aller vivre sa vie

La famille de la mère a gardé le petit.

 

Une vie bien remplie, une famille, des amis

Rien n’a semblé manquer, à la vie du petit

Elevé a l’ancienne, par ses deux grands-parents

Il est devenu bien, comme on disait dans le temps

 

J’aurais pu devenir, ce que je ne suis pas

Un brigand, un voleur, ou autre renégat

Pour cet aspect des choses

Merci aux grands-parents

 

Si j’écris ce poème, seulement aujourd’hui

C’est qu’une petite fleur, hier par le cœur m’a pris

Vous n’avez pas su voir, dans mes yeux, tout ce temps

Une blessure au cœur, du manque de maman.

 

© Le passant

18/09/2003

 

 

L’eau de rose.

 

 Elle semble être heureuse depuis qu’elle s’abreuve

A la source de mes mots non-dits.

L’eau pure de cette source n’est pas en vente dans le commerce.

Elle est produite au jour le jour

Elle est truffée de mots d’ Am……itié.

Tant pis pour la rime, c’est là mon moindre souci.

Elle n’est pas sur les comptoirs de vente

Elle se donne sous le manteau

J’ai un client, c’est une rose

Et bien que noire, elle me plait.

Le don de l’eau, a l’eau de rose

Et dès le soir, elle renaît.

Elle fait de moi un créateur, un magicien, et plus parfois

Elle même enfin, j’ose le dire, oui, elle enfin, mais oui c’est toi.

 

 

Pour toi une mouche est un éléphant

Un murmure est un cri

Quand un jour nous nous rencontrerons

N’oublie pas de freiner mon élan

Je ne voudrais pas te briser.

Par mon excès d’amitié.

 

© Le passant

18/09/2003

 

 

 

Amitiés au poète

 

A toi dans ce forum

Qui étale devant moi

Tes peines et tes amours

Tes soucis, tes ennuis

Tes espoirs, mais aussi

Qui cherche le lecteur

Qui saura te comprendre

Prendre à cœur de te lire

Et parfois même te prendre

Dans ses bras virtuels

Afin de partager

Au jour le jour, tes maux

Et te les diluer

Dans un bain d’amitié

Je ne suis pas voyeur

Je te lis par le cœur

Et je te fais coucou

A toi, modérateur.

 

© Le passant

22/09/2003