Du chemin
creux, aux ornières profondes
A
l’autoroute, pour faire le tour du monde,
Chemin
aux milles facettes, aux milles visages,
Que me
réserves-tu au fil des âges ?
Toi, qui
arrive à la fin de ton voyage
Ne
prend-t-il pas forme de naufrage
A rester
seule dans ta maison vide
Tes jours
deviennent vite livides.
Sans m’en
rendre compte je t’ai pris la main
Tu as
suivi mes pas, sans penser à demain.
Dans
l’urgence, par peur, j’ai fait fuir
Autour de
moi ceux qui allait en souffrir.
Je me
suis retrouvé bien seule avec toi
Sur cette
route où tu te retrouves sans toit.
Quoi
faire pour que tu ne t’égares pas
Et que tu
puisses continuer sans appâts.
Mon
comportement aurait-il choqué ?
Je
pensais des regards me moquer !
Dans
l’émotion c’est étrange
Ces
remarques me dérangent …
En ce
siècle où chacun vit pour soi
Curieusement je ploie sous le poids.
Le doigt
pointé accroît mon désarroi
Je reste
sans voix, je le conçoit.
Et puis
vient une légère brise
Un
souffle infime m’autorise
A
reprendre la route avec toi
Avec
vous, sur ce chemin étroit.
© Colette
Le 18
octobre 2002

La valise prête, le départ
au carrefour
Le coeur de vous deux
brûle d'amour
L'amour tout neuf de la
jeunesse
L'amour d'une mère plein
de tendresse
Vivre sous d'autres
cieux,
Dans un contexte précieux
Une culture à découvrir
Un avenir en devenir
Laisser la porte ouverte à
l'aventure
Faire confiance à la
désinvolture !
La progéniture sans
blessure
Est a exclure, mais sans
brisure.
La vie donnée ne se
reprends pas
Elle continue son chemin
pas à pas
A tâton ou a bâton rompu
L'on court vers
l'inconnu...
Pour toi chère Michèle
© Lala Colette
